De quoi parle-t-on ?

La végétation des berges ou ripisylve correspond au cordon boisé le long d’un cours d’eau.

Une ripisylve idéale est diversifiée et pérenne : elle est constituée de plusieurs strates avec des classes d’âges et des essences différentes.
Une ripisylve diversifiée est constituée d’essences différentes (saule, aulne glutineux, frêne, chêne) et d’essences arbustives (cornouiller sanguin, aubépine).

Des intérêts multiples

La ripisylve présente de multiples intérêts pour le cours d’eau :

Stabilisation et maintien des berges par son système racinaire

Ombrage diffus sur le cours d’eau limitant le réchauffement de l’eau

Filtration des polluants drainés sur le bassin versant

Maintien de la biodiversité (zones d’abris, de nourriture, de reproduction…)

Pourquoi intervenir ?

Les cours d’eau sont des milieux qui s’équilibrent naturellement. L’entretien de la ripisylve doit se faire de façon raisonnée pour :

  • Assurer le bon écoulement de l’eau,
  • Contrôler le développement de la végétation,
  • Limiter l’érosion des berges et la formation d’embâcles (amoncellement de bois flottés, qui obstrue un cours d’eau)
  • Maintenir la diversité des boisements,
  • Préserver la qualité de l’eau et les habitats,
  • Prévenir la chute d’arbres.

Un excès d’entretien est aussi néfaste pour le milieu qu’un défaut d’entretien.

Cela réduit l’ombrage du cours d’eau qui limite le réchauffement des eaux, entraîne la disparition de certains habitats, fragilise la berge…

Le propriétaire riverain a l’obligation d’entretenir le cours d’eau afin de maintenir l’écoulement naturel des eaux, d’assurer la bonne tenue des berges et de préserver la faune et la flore dans le respect du bon fonctionnement des écosystèmes aquatiques.

Comment intervenir ?

De quoi parle-t-on ?

Régulièrement et de façon sélective. Un entretien régulier de la ripisylve contribue à l’équilibre du milieu. Les interventions doivent se limiter à des coupes sélectives et préventives (arbres instables, arbres malades, branches basses…), en conservant la diversité des strates (arbres, arbustes), des âges et des essences.

  • De préférence de novembre à mars pendant le repos végétatif.
    La DDTM recommande fortement de ne pas intervenir du 16 mars au 15 août (période de nidification des oiseaux)
  • Planter des essences adaptées. Le saule, l’aulne, sont des arbres adaptés aux bordures de nos cours d’eau. On peut les associer à des arbustes tels que le noisetier ou l’aubépine.
  • Abattre les arbres penchés qui menacent de tomber dans le cours d’eau, dédoubler, couper les arbres malades (phytophtora, chalarose)…
  • Alterner les zones d’ombre et de lumière en favorisant la lumière sur les zones les plus vives du cours d’eau (radiers).
  • Enlever les embâcles.
    Un embâcle est une obstruction le plus souvent formées par des branches, troncs et détritus divers.
    Les enlever ne doit pas être systématique. Ce sont des milieux intéressants pour la vie aquatique.
    Il est préconisé d’enlever les embâcles qui  :
    • provoquent d’importantes érosions de berges.
    • peuvent avoir des conséquences sur les ouvrages (ponts, vannages, etc.),
    • obstruent totalement le lit du cours d’eau et entravent son écoulement,
RENOIR